DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE ET TRADITION
DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE ET TRADITION

les chefs traditionnels de l'Ouest transmettent leurs doléances au Très Hon. Théodore Datouo
Ce dimanche 26 juillet 2026, une délégation des autorités traditionnelles de la région de l'Ouest, conduite par Sa Majesté Moumbé Fotso Mitterrand, chef Bamougoum, a été reçue en audience à Bangou par le Très Honorable Théodore Datouo, président de l'Assemblée nationale. Au-delà des félicitations d'usage adressées au président du parlement après son élection le 17 mars dernier, cette rencontre à huis clos visait principalement à lui remettre un cahier de charges destiné au chef de l'État, dénonçant la création jugée anarchique de nouvelles chefferies et les crises successorales qui minent le commandement traditionnel dans la région.
Une démarche à la fois
protocolaire et éminemment politique. Les gardiens des traditions de la région de l'Ouest ont fait le déplacement pour Bangou pour marquer leur soutien au président de la chambre basse du Parlement, tout en saisissant cette tribune pour faire entendre la voix des chefferies ancestrales.
Au cœur des échanges figurait d'abord, la reconnaissance du parcours et de la nouvelle stature politique du Très Honorable Théodore Datouo, porté à la tête de l'Assemblée nationale le 17 mars dernier.
Par la voix de leur porte-parole, Sa Majesté Moumbé Fotso Mitterrand, les membres du Conseil ont tenu à lui exprimer de vive voix leurs félicitations et leurs vœux de réussite dans l'exercice de ses hautes fonctions.
Plaidoyer pour la préservation du statut des chefferies
Au-delà des civilités d'usage, la délégation a profité de ce canal privilégié pour transmettre au président de la République, par l'entremise du président de l'Assemblée nationale, plusieurs préoccupations majeures liées à la gestion du commandement traditionnel.
Parmi les sujets au cœur des discussions figurent la résolution des conflits qui secouent certaines localités , notamment la prolifération de nouvelles chefferies créées sans assise historique. Selon les autorités traditionnelles, ces créations récentes contribuent à fragiliser l'institution coutumière et à altérer le tissu socioculturel local.
En sollicitant l'arbitrage du chef de l'État, le Conseil traditionnel espère obtenir une régulation stricte et un retour au respect rigoureux des usages successoraux et territoriaux ancestraux.
Comments
Loading comments…