JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX - Place aux résolutions des parlementaires

Au terme de quatre panels organisés au Palais de Verre Paul Biya, les parlementaires, ont adopté une série de recommandations pour faire du Parlement un rempart contre la violence électorale à l'approche des législatives et municipales de 2026.
Comment l'Assemblée Nationale, le Sénat et les parlementaires peuvent-ils mettre à profit leur fonction constitutionnelle et leur leadership public pour favoriser un climat de paix avant les élections législatives et municipales de 2026 ? C'est autour de cette question centrale que se sont articulés les travaux de la 45e Journée Internationale de la Paix, célébrée le 21 septembre au Parlement.
A l'issue des tables rondes ayant réuni parlementaires, experts, société civile et partenaires internationaux, les résolutions des panels 1, 2, 3 et 4 ont été présentées en plénière. Une feuille de route qui se veut à la fois un engagement politique et moral.
Première résolution forte: la responsabilité des partis politiques. Les élus rappellent que les échéances annoncées concernent au premier chef les formations qui présentent des candidats. Il leur revient d'asseoir un climat de paix, de dialogue et de coopération avant, pendant et après les scrutins.
Les partis doivent fonctionner comme des familles au sein d'une communauté humaine. Ils doivent veiller au contrôle de leurs militants, au respect des lois et à la maîtrise des débordements qui surviennent souvent après l'annonce des résultats. Une responsabilité qui incombe également aux parlementaires eux-mêmes, représentants du peuple et des collectivités territoriales décentralisées.
Le Parlement, lui-même présenté comme une famille, doit montrer l'exemple. Les élus appellent tous les acteurs à accepter les résultats des urnes, même défavorables. "N'oublions jamais que nous sommes tous membres d'une même famille, le Cameroun", a martelé le rapporteur.
Deuxième série de résolutions: le contrôle de l'action publique dans les territoires vulnérables. Les parlementaires recommandent la mise en place, dès la prochaine session, d'un dispositif spécifique de suivi des politiques publiques.
Ce dispositif s'articulerait autour de trois actions: une audition de cadrage des membres du gouvernement concernés, des missions de terrain ciblées dans les zones à risque, et la production d'un rapport de suivi de ces missions.
Enfin, dix recommandations structurelles pour faire du parlementaire un véritable acteur de paix: institutionnaliser les consultations parlementaires d'opportunité, renforcer la présence parlementaire sur le terrain, créer des cadres permanents de dialogue dans les circonscriptions, et faire de l'élu un relais entre les citoyens et les institutions.
Les résolutions prévoient aussi d'accorder une attention particulière aux jeunes et aux femmes, de développer des mécanismes d'alerte précoce, de renforcer les capacités des parlementaires en médiation et en prévention des conflits, d'évaluer régulièrement l'impact du dialogue parlementaire, de plaider pour une budgétisation prenant en compte les problèmes réels des populations, et d'introduire dans les curricula de formation des programmes dédiés à la paix.
Des résolutions qui s'inscrivent dans le partenariat entre le Parlement, les Nations Unies et la Fondation Itaka Escolapios, et qui devront désormais se traduire en actes à l'approche de 2026.
Comments(0)
Loading comments…
