Hon.Aliyoum Fadil transforme le mandat parlementaire en levier d’emploi : 76 jeunes formés pour miser sur l’avenir
En lançant une vaste opération de formation professionnelle, le député de la Bénoué fait de l’insertion des jeunes un axe central de son action politique. Une initiative qui s’inscrit dans les priorités nationales en faveur de l’emploi, tout en répondant aux défis économiques d’un territoire confronté au chômage et à la précarité.
Dans un contexte où l’emploi des jeunes demeure l’un des principaux défis socio-économiques du Cameroun, certains élus choisissent de dépasser le cadre traditionnel de la représentation politique pour investir le terrain du développement local. À Lagdo, dans le département de la Bénoué, cette orientation prend aujourd’hui une forme concrète.
L’Honorable Aliyoum Fadil, député à l’Assemblée nationale, Secrétaire du Bureau de l’Assemblée nationale et député CEMAC, a lancé une initiative inédite de formation professionnelle destinée à 76 jeunes de l’arrondissement. Plus qu’une simple opération de renforcement des capacités, cette action traduit une volonté assumée de faire de la jeunesse un moteur de développement économique à travers l’acquisition de compétences directement exploitables sur le marché du travail.
Du discours politique à la mise en œuvre locale
L’emploi, l’auto-emploi et l’entrepreneuriat figurent parmi les axes majeurs des politiques publiques en faveur de la jeunesse. En inscrivant son initiative dans cette dynamique, Aliyoum Fadil entend donner une traduction locale aux orientations définies au sommet de l’État.
Loin des effets d’annonce, le parlementaire fait le choix d’un investissement dans le capital humain. Son approche repose sur une conviction : face à un marché de l’emploi limité, la formation constitue l’un des moyens les plus efficaces de renforcer l’autonomie économique des jeunes et de stimuler la création de richesses au niveau local.
Cette démarche illustre également une évolution du rôle des élus, de plus en plus appelés à accompagner les politiques publiques par des actions de proximité répondant aux besoins spécifiques de leurs circonscriptions.
Une première dans l’arrondissement de Lagdo
Déployé au Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Lagdo, le programme revêt un caractère inédit dans cette partie de la région du Nord.
Pour la première fois, une initiative parlementaire d’une telle ampleur est entièrement consacrée à la formation professionnelle de jeunes bénéficiaires avec un objectif clairement identifié : faciliter leur insertion économique.
Dans un département où le chômage des jeunes constitue une préoccupation récurrente, cette opération apparaît comme un signal fort en faveur d’une politique de développement fondée sur les compétences plutôt que sur l’assistance.
Des filières pensées pour les besoins du marché
Les 76 bénéficiaires suivent des formations dans des secteurs offrant de réelles perspectives d’activité :
* Textile et industrie de l’habillement (couture sur mesure) ;
* Secrétariat, bureautique et informatique ;
* Gestion de projet ;
* Hôtellerie-restauration.
Le choix de ces filières répond à une logique d’employabilité immédiate. Elles permettent aussi bien d’intégrer une entreprise que de créer une activité génératrice de revenus.
À travers cette diversité, le programme cherche à répondre aux réalités économiques locales, où les opportunités passent autant par le salariat que par le développement de très petites entreprises.
Former des professionnels, mais aussi des citoyens
L’originalité de cette initiative réside également dans sa dimension éducative.
Au-delà des enseignements techniques, le dispositif accorde une place importante au développement personnel. Les séances de détente, organisées autour de jeux de réflexion comme le Scrabble, le Monopoly ou le Ludo, visent à développer la concentration, la stratégie, la capacité de décision et l’esprit d’équipe.
Le sport complète cette approche globale. Deux fois par semaine, les jeunes participent à des séances d’éducation physique, notamment en basketball et en handball.
Cette combinaison entre apprentissage technique, développement personnel et pratique sportive traduit une vision plus large de la formation : préparer des jeunes capables non seulement d’exercer un métier, mais également d’évoluer dans un environnement professionnel exigeant.
L’entrepreneuriat comme réponse aux réalités économiques
Prévue jusqu’au 22 août 2026, cette session ne se limite pas à la délivrance d’une attestation de formation.
L’objectif affiché est de permettre aux bénéficiaires de transformer leurs nouvelles compétences en véritables opportunités économiques.
Dans un contexte où l’économie nationale ne peut absorber l’ensemble des nouveaux demandeurs d’emploi, l’entrepreneuriat apparaît comme une alternative crédible. En favorisant l’auto-emploi, l’initiative ambitionne de faire émerger une génération capable de créer ses propres revenus, mais également, à terme, de générer de nouveaux emplois.
Cette orientation correspond à une évolution plus large des politiques publiques qui considèrent désormais les jeunes non plus uniquement comme des demandeurs d’emploi, mais comme des acteurs potentiels de la croissance économique.
Une nouvelle lecture du rôle du député
Au-delà de son impact immédiat, cette initiative porte un message politique.
Elle illustre une conception du mandat parlementaire qui dépasse la seule activité législative pour investir le champ du développement territorial. En rapprochant les politiques nationales des réalités locales, Aliyoum Fadil entend démontrer que l’action parlementaire peut également produire des résultats concrets au bénéfice direct des populations.
Dans un environnement où les attentes des citoyens envers leurs représentants sont de plus en plus fortes, cette démarche contribue à redéfinir le rôle de l’élu comme acteur du développement local.
Investir dans la jeunesse pour préparer l’avenir
À Lagdo, ces 76 jeunes incarnent davantage qu’une simple cohorte de stagiaires. Ils représentent un pari sur le capital humain comme moteur du développement territorial.
Si les effets réels de cette initiative se mesureront dans les mois à venir à travers les parcours professionnels des bénéficiaires, l’opération marque déjà une étape importante dans la promotion de la formation professionnelle comme outil d’insertion et d’autonomisation.
Dans une région confrontée aux défis du chômage et de la précarité, cette expérience ouvre une perspective nouvelle : celle d’une politique de proximité où la formation devient un investissement stratégique au service de l’emploi, de l’entrepreneuriat et du développement durable des communautés.

