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PARLEMENTAIRES D’AFRIQUE CENTRALE - Pour une transformation des données forestières en financement

Editorial Desk · Sep 22
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PARLEMENTAIRES D’AFRIQUE CENTRALE - Pour une transformation des données forestières en financement

L'ouverture officielle de la Conférence parlementaire sur la science, la gouvernance environnementale et la finance climatique, présidée par l'Honorable Hilarion Etong, Vice-président de l'Assemblée Nationale, s'est tenue le 22 septembre 2026 au Palais de Verre Paul Biya à Yaoundé. Trois jours de travaux pour apprendre aux États du bassin du Congo à mieux défendre leurs forêts dans les négociations internationales.

C'est parti pour trois jours de réflexion intense au Palais de Verre Paul Biya. Le Réseau des Parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale, le REPAR, a officiellement ouvert sa conférence stratégique.

L'objectif est ambitieux: faire de la science un levier de gouvernance et de financement. Comment capitaliser les résultats de la recherche forestière et environnementale pour les intégrer dans les lignes politiques, les planifications budgétaires et stratégiques des 11 États membres de la CEEAC que représente la Commission des Forêts d'Afrique Centrale, la COMIFAC.

Une question cruciale, car le paradoxe est connu. L'Afrique centrale abrite le deuxième poumon forestier mondial, une richesse immense en biodiversité, mais peine à capter les financements climatiques à la hauteur de sa contribution à la régulation du climat mondial.

Pour les organisateurs, le problème vient en partie de la manière dont les données sont présentées dans les négociations. Les parlementaires, qui disposent au sein de leurs assemblées respectives de commissions spéciales sur la biodiversité et l'environnement, doivent désormais aller dans les débats avec des chiffres maîtrisés, des faits scientifiques solides.

Pendant trois jours, ils vont donc plancher sur les voies et moyens pour optimiser ces données scientifiques et les utiliser comme arguments de plaidoyer pour solliciter les financements nécessaires à la gouvernance durable de ces ressources.

Le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, Hervé Maïdou, a planté le décor dès l'ouverture:

"Nous n'arrivons pas à capter les finances en lien avec la capacité de nos ressources. Et c'est vraiment dommage, et c'est pour cette raison que le REPAR est entré dans le jeu pour soutenir les États."

Une feuille de route est attendue à l'issue des travaux. Elle devra permettre aux parlementaires de placer les résultats de la recherche au centre même des décisions que les États doivent prendre pour les prochaines négociations internationales.

Partenaire clé sur les questions forestières, l'Union Européenne soutient cette interface entre science et politique. Présente à Yaoundé, sa délégation s'est félicitée de la forte mobilisation des élus venus de toute la région du bassin du Congo.

"On est là pour traduire ces informations scientifiques que nous récoltons depuis des années dans des décisions qui sont souvent des compromis entre les autres facteurs. Il faut donner aux parlementaires les moyens de gérer toutes ces différentes dynamiques de la forêt, pour assurer son développement durable pour les communautés", a souligné Steeven Peedel, de la délégation de l'Union Européenne.

La conférence s'achèvera le troisième jour hors du Palais de Verre, au siège de la COMIFAC au quartier Dragage, dans le nouveau quartier administratif de Yaoundé. Au programme, le vernissage officiel de l'édition 2025 du rapport "L'État des Forêts", produit tous les deux ans par l'Observatoire des Forêts d'Afrique Centrale, l'OFAC.

Un document stratégique très attendu, qui fournit aux décideurs et aux gouvernants la situation exacte de l'exploitation forestière, de l'évolution du couvert forestier et des enjeux liés aux financements climatiques.

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