PROMOTION DE LA PAIX - L'ONU met le Parlement au centre

Née d'une rencontre en 2025 entre l'ONU, l’Association Internationale des Parlementaires pour la Paix et la Fondation Itaka, la célébration de la 45e Journée de la Paix scelle un partenariat durable pour faire du Parlement camerounais un acteur majeur de la paix.
En effet, c'est à l'issue de plusieurs réunions de préparation que cette première action concrète a vu le jour, a-t-il indiqué, Stean Auguste Tshiband, conseiller principal des Nations Unies pour la paix et le développement, précisant qu'elle marque le début d'une série d'engagements qui se poursuivront jusqu'à la fin de l'année avec des formations et d'autres célébrations.
Pour y parvenir, le conseiller principal a dit que l'ONU compte s'appuyer sur quatre fonctions essentielles du Parlement.
D'abord la fonction législative, pour que les lois votées soient sensibles aux conflits. Ensuite la fonction de contrôle de l'action gouvernementale, en interpellant le gouvernement pour mettre la paix au centre de ses politiques. Troisièmement, la fonction de représentation et de dialogue, chaque parlementaire étant appelé à jouer un rôle d'apaisement et à promouvoir le dialogue dans sa circonscription.
"Et la quatrième, c'est quand le Parlement est en train de pouvoir examiner le budget, et qu'il s'assure que dans cet examen de budget, il y ait une part, et une part importante, qui puisse être allouée à la paix, à la construction de la paix et à la maintenance de la paix", a déclaré M. Tshiband.
Il a ensuite présenté les trois angles de travail retenus avec les parlementaires: le renforcement des capacités des élus sur les questions de paix, de prévention des conflits et d'intégrité de l'information; la transformation du Parlement en un véritable espace de dialogue pour une paix durable, avec l'expertise des Nations Unies; et la facilitation des échanges d'expériences avec d'autres parlements étrangers qui assurent déjà des fonctions de commissions de paix.
Au-delà des crises dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l'Extrême-Nord, le responsable onusien a souligné que les panels de l'après-midi devaient s'attaquer à d'autres menaces contre la paix au Cameroun.
"Aujourd'hui, les féminicides, les infanticides, les violences basées sur le genre constituent le problème qui affecte la paix et la justice au Cameroun", a-t-il fait observer.
Des thématiques sur lesquelles, a-t-il conclu, l'ONU est prête à accompagner le Parlement camerounais pour construire non seulement son image, mais surtout des espaces de dialogue au service du pays.
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