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VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE - La société civile propose des solutions au Parlement

Editorial Desk · Sep 22
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VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE - La société civile propose des solutions au Parlement

La recrudescence des féminicides au Cameroun a été au cœur de la célébration de la 45e Journée Internationale de la Paix au Palais de Verre. Face à ce tableau noir, la société civile n'entend plus seulement alerter, elle propose des solutions.

Belema Yvonne Flore, présidente de l'ONG ACAHISSEC et ambassadrice pour la lutte contre les violences basées sur le genre au sein du REPAGE, rappelle que son réseau a déjà mené plusieurs plaidoyers, dont un en juillet dernier pour l'adoption d'une loi spécifique contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Face à l'urgence, elle propose désormais deux mesures concrètes et peu coûteuses au Parlement. D'abord, la création de compagnies spécialisées dans la gestion des cas de violences basées sur le genre, sur le modèle des équipes d'intervention rapide créées dans les établissements scolaires. Ensuite, la mise en place de comités de vigilance dans les quartiers, chargés d'intervenir dès qu'un cri d'alerte retentit et de conduire l'auteur devant les forces de l'ordre.

"En une semaine, nous avons eu près de huit féminicides. Aujourd'hui, sur la scène mondiale, le Cameroun affiche un tableau noir", a-t-elle alerté.

Des propositions qui répondent à une réalité de terrain difficile. Si les femmes brisent de plus en plus le silence, leur parcours reste semé d'embûches dans les commissariats et gendarmeries, où l'intimidation des bourreaux fait souvent défaut, même avec des preuves.

Pour aller plus loin, la militante plaide pour l'organisation d'un grand dialogue national à l'Assemblée Nationale lors des 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes, afin que les OSC de toutes les régions apportent leurs contributions pour des solutions durables.

"Avec la loi qui arrive, les bourreaux seront informés de ce que le Code prévoit pour eux et les cas de violences vont régresser", espère-t-elle.

Une loi spécifique attendue au Parlement en novembre prochain, qui pourrait marquer un tournant pour que le septennat de la femme ne rime plus avec féminicides.

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